Pour mieux comprendre comment on en est arrivé à une telle exaspération du côté des enseignants de l’UFC et à un tel sentiment de gâchis et de déconsidération, faisons un retour en arrière, reprenons le déroulé de ces 2 dernières années…

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Tout commence en janvier 2015.

Tous les 4 ou 5 ans, chaque université remet sur le métier ses formations, repense ses maquettes (c’est-à-dire la structure de ses formations), met en adéquation son offre de formation avec le budget et la politique de recrutement… Pour l’UFC, le travail sur les formations qui seront proposées à partir de septembre 2017 et pour les 4 années suivantes a débuté en janvier 2015.

Pour exister, les formations doivent être acréditées par le Ministère et approuvées par la Présidence de l’Université. Dès les premières réunions de travail, on nous présente les 2 piliers sur lesquels l’accréditation va s’appuyer : d’une part, un double processus d’évaluation et, d’autre part, la conception des formations selon un cadrage général fourni par le Ministère et interprété de façon plus spécifique par l’Université. L’évaluation aura lieu à 2 niveaux : une évaluation en externe, par l’HCERES (le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement), qui portera sur les champs de formation et obligera l’université à définir une « stratégie de formation » et à évaluer sa capacité à l’assumer ; et une évaluation en interne (« auto-évaluation »), destinée à mettre à plat les pratiques, confesser les manquements, envisager les marges d’amélioration, définir des objectifs qui seront à nouveau à évaluer et à redéfinir d’année en année, au cours du plan quadriennal.

Ce processus d’auto-évaluation s’inscrit dans une démarche de « contrôle qualité » des formations, qui va au-delà des exigences de l’HCERES et répond aux normes de Bologne (European Standard Qualities). L’objectif global est clairement énoncé par les Vice-présidents de l’époque : l’UBFC (Université de Bourgogne Franche-Comté) doit apparaître comme un pôle de formation et de recherche « aux niveaux européen et même mondial ». La course à l’échalotte a commencé.

Un plan de bataille s’organise au niveau de l’UFR : nouvelles réunions pour décrypter la rhétorique du Président et de ses Vice-P., pour traduire en étapes concrètes les intentions générales, pour informer chaque département de la manière dont il va falloir repenser les formations pour 2017-21. Les changements sont très importants et affectent la structure même de la Licence. La spécialisation doit devenir “progressive”, c’est-à-dire que les étudiants s’inscrivant dans une formation en 1ère année doivent aussi suivre des cours d’une autre formation, cette ouverture plus généraliste devant permettre à chacun de se réorienter dans l’une ou l’autre des formations à l’issue de sa 1ère ou de sa 2è année : la 1è année devient une sorte de “super lycée”, une année d’orientation ; la Licence se réduit à 2 années de spécialisation. Ce cadre étant posé, on nous invite à prendre contact avec d’autres formations qui partagent avec la nôtre un “socle commun” afin de construire des mariages fructueux, des “mutualisations” de formation qui feront sens et apporteront aux étudiants un enrichissement intellectuel et pédagogique. En d’autres termes, voici la boîte, à vous de la remplir en déployant vos talents de pédagogues, votre créativité, votre connaissance des champs displinaires qui sont les vôtres ! Allez-y, faites-vous/nous plaisir !

Tout cela implique de multiples contacts avec les collègues d’autres formations, des discussions, des consultations tous azimuts, des demandes en mariage, des échecs, de nouvelles approches, des réunions de travail…

Et pourtant, tout cela est à mener tambour battant :

• Fin mars 2015 : remise de la liste des formations qui demanderont une accréditation.

• 22 avril 2015 :  remise de l’auto-évaluation – un fichier de plus de 200 items à renseigner, déployant un éventail impressionnant d’éléments de langage et de jargon managérial, et mettant à rude épreuve les talents de décryptage et de reformulation des collègues amenés à le remplir. Dans ce fichier, la mission explicitement assignée à la Licence est l’employabilité immédiate des jeunes, ce qui paraît peu compatible avec l’idée de la “spécialisation progressive” qu’on veut instaurer. La mission plus généraliste de formation d’une culture générale, d’une aptitude à la réflexion, de capacités d’analyse et d’expression s’efface derrière les impératifs du marché. Exemple d’item à renseigner (1.2.5) : « Les acquis d’apprentissage visés par le programme répondent aux besoins et aux attentes de toutes les parties prenantes (étudiants, employeurs, associations professionnelles, etc.), qui ont été dûment identifiés ; ils sont validés par toutes les parties prenantes, y compris les milieux socioprofessionnels ». On sent que la réponse attendue est tout entière dans la question posée…

La plupart des responsables de département renâclent à remplir ce fichier. Lors d’une réunion houleuse avec les VP Formation et Recherche le 30 mars 2015, des questions sont posées sur la manière dont cette montagne d’informations va être utilisée : par qui ? comment ? pour quoi ? On entend deux sons de cloche : on nous dit qu’il s’agit d’un processus interne, qui vise uniquement à « accompagner une amélioration de formations ». Deux phrases plus loin, c’est autre chose : ce processus servira à obtenir une « labellisation » en externe (la course à l’échalotte) et aussi à « orienter les choix de l’établissement par rapport aux ouvertures et fermetures de formations ». Nous y voilà !

• 22 avril 2015 (aussi !) : remise de la « fiche d’intention », autre fichier où chaque formation doit présenter le schéma qu’elle va proposer pour 2017-21 : avec quelle(s) autre(s) formation(s) elle va se marier, selon quels termes, ses objectifs généraux, les acquis d’apprentissage qu’elle vise, la cohérence entre formation et recherche, son positionnement et son attractivité au niveau régional et national, ses partenariats socio-économiques, sa place à l’international, ses effectifs, ses débouchés, son pilotage…

La production de cette fiche de 8 pages est le fruit d’un travail énorme de concertation, de réflexion, mais aussi de secrétariat (recherche de données chiffrées, transfert des données d’un tableau à un autre, reconfiguration des données, mise en forme de tableaux…) Par moments, face à ces tableaux de chiffres à remplir et de données à recopier, l’enseignant-chercheur trouve qu’il est payé très cher pour faire ce travail. En même temps, il n’est précisément pas payé pour faire ce travail, mais pour faire de l’enseignement et de la recherche…

• Septembre 2015 : nouveau round d’évaluation, pour l’HCERES cette fois. Nouveaux tableaux, nouvelles données à retrouver, à recopier, à transposer…

Pendant ce temps, il faut continuer à réfléchir sur les maquettes qui sont à concevoir à partir de l’architecture globale déposée dans les fiches d’intention. Nouvelles réunions, concertations entre futurs époux, réflexions sur la manière d’articuler intelligemment les 2 formations mariées, sur les cours qui pourront être “mutualisés”, sur la progression d’un semestre à un autre…

• On nous annonce une « lettre de cadrage » du Président qui doit arriver incessamment sous peu… pendant tout l’automne 2015, et qui finit par arriver le 17 décembre 2015, accompagnée d’un « cahier des charges ». Nouveaux décryptages, nouvelles réunions… Ce cahier des charges précise le cadre dans lequel les nouvelles maquettes vont devoir s’inscrire – autrement dit, il remet en forme la boîte dans laquelle il faut concevoir, imaginer, inventer de nouvelles formations attractives, innovantes, professionnalisantes… Dernière rubrique dans ce cahier des charges : « Soutenabilité de l’offre ». Où on lit avec intérêt cette phrase : « La soutenabilité de l’offre de formation s’entend d’abord sous un aspect pédagogique, c’est-à-dire en termes de ressources humaines disponibles pour composer une équipe pédagogique et piloter la formation, mais également en termes financiers. » (Etrange usage du terme “c’est-à-dire” : l’aspect “pédagogique” ne serait qu’affaire de “ressources humaines disponibles”, c’est-à-dire avoir suffisamment d’enseignants à mettre en face des étudiants ?). Puis, cette phrase : « [La soutenabilité] implique une régulation du nombre heures d’enseignement étudiant, avec des volumes horaires maximum fixés à : 1500h en Licence,  750h en Master. » A l’UFR SLHS, ces volumes horaires de 1500h par étudiant de Licence impliquent une augmentation des heures d’enseignement, qui dans les formations 2012-16 étaient plutôt autour de 1300h/1400h.  Enfin,  dernière phrase : « La répartition entre CM, TD et TP relève naturellement de critères pédagogiques et non économiques ». Etrange résonance de l’adverbe “naturellement”.

Le travail de conception des maquettes se poursuit. On alerte sur le fait que l’augmentation du volume horaire étudiant (pour atteindre les 1500h requises par le cahier des charges) aura forcément pour effet une  augmentation du coût global de la formation. On pose des questions sur cette fameuse “soutenabilité” : y aura-t-il un redéploiement de postes vers notre UFR pour couvrir les besoins en termes d’encadrement (pour augmenter les “ressources humaines disponibles”) ? Y aura-t-il un budget en hausse pour financer ces heures à ajouter dans la formation des étudiants ? On nous répond de ne pas nous préoccuper de la soutenabilité pour l’instant ; celle-ci sera examinée ultérieurement ; pour le moment, continuez à construire vos formations à l’intérieur de vos boîtes, et on verra plus tard. On nous rassure aussi en nous disant que l’augmentation du volume horaire étudiant en SLHS sera sans doute compensée par une diminution du volume horaire dans d’autres UFR, où certaines formations dépassent nettement les 1500/1600h. On imagine un système de vases communicants qui contribuerait à égaliser les volumes horaires des formations, les budgets, les ressources humaines disponibles. On se trompe…

Début janvier 2016 : 1er retour de la Présidence sur les fiches d’intention déposées en avril 2015. Des “préconisations” sont faites aux différents départements pour mettre leurs formations en conformité avec la stratégie d’établissement, des avis réservés sont émis pour certaines formations, des objectifs sont fixés.

• Le mot KOFR est lâché… KOFR, c’est l’application sur laquelle toutes les maquettes devront être saisies par les « porteurs de projet », autrement dit les responsables de département et de formation. KOFR, ce sont des centaines de cases à remplir, des minutes entières à attendre qu’une page s’affiche, des milliers d’opérations de saisie à faire, un gouffre temporel dans lequel est engloutie une partie du printemps 2016. Car toutes les maquettes doivent être non seulement finalisées (ça c’est un travail pédagogique, du ressort des enseignants) mais saisies dans KOFR (ça c’est autre chose) pour début juin 2016. Tout le monde renâcle, mais tout le monde travaille, élabore, saisit… Après quelques soubresauts et quelques discussions avec la direction de l’UFR, toutes les maquettes sont dans KOFR début juillet 2016.

• Octobre 2016 : l’HCERES rend son rapport d’évaluation de l’UFC. Parmi les points positifs relevés : « la politique de professionnalisation des formations et le développement d’un processus d’assurance qualité prenant en compte le modèle européen par compétences » ; « la dynamique régionale qui a contribué à la mise en place de la Comue et au succès de l’appel à projets I-SITE » ; « un climat général dans l’établissement qui favorise les discussions et les décisions sur les évolutions internes et externes en cours ». Points négatifs : « une offre de formation encore trop large malgré des efforts visant à la maîtriser » ; « une attractivité européenne et internationale insuffisamment développée » ; « un patrimoine bâti vieillissant, qui nécessite des travaux importants ».

Le Président de l’UFC répond à l’HCERES sur les points négatifs relevés, et cette réponse annonce clairement certains des choix stratégiques que nous apprendrons, quelques semaines plus tard : examen de l’offre de formation à la lumière de critères quantitatifs plutôt que stratégiques ou pédagogiques, suppression de “petites” formations pour réduire l’offre, utilisation de la rallonge de la dotation d’Etat pour rénover les toitures de Mégevand…

Le processus d’évaluation, présenté initialement comme  un moyen d’accompagner en interne l’amélioration des formations aura donc servi à ce qu’une instance extérieure oriente – voire définisse – la politique globale de l’UFC. [Voir article “La crise de l’université à Besançon”]

• Mi-novembre 2016 : la direction de l’UFR SLHS reçoit les départements les uns après les autres pour leur annoncer les conditions dans lesquelles se fera la mise en place de la carte des formations 2017-21 : d’une part, la Présidence a décidé la non-ouverture de 4 formations (LLCE italien, LLCE russe, Musicologie, Traitement Automatique des Langues) à la rentrée 2017 ; d’autre part, l’enveloppe budgétaire allouée à l’UFR est en baisse par rapport à l’enveloppe actuelle (54.000h contre 58.000h actuellement), ce qui va donc obliger à couper dans les volumes horaires étudiants. Et les coupes sont drastiques : d’une part, un module entier de Méthodologie en début de L1 disparaît, alors que ce module était à la base de l’innovation des nouvelles maquettes car il devait réunir les étudiants des formations mariées autour d’un socle commun de compétences ; d’autre part, pour réduire encore les coûts, on coupe des semaines de cours : le semestre passera de 12 à 10 semaines en L1 (là où les coûts sont les plus importants en raison des effectifs et du nombre de groupes), de 12 à 11 semaines en L2. On conservera 12 semaines en L3 et en Master. Et puiqu’il faut tout de même conserver les 1500h de formation pour chaque étudiant, ces coupes d’heures en “présentiel” seront remplacées par 100h de « projet tuteuré » (un travail personnel effectué par l’étudiant avec un encadrement minimal). D’un point de vue arithmétique, l’addition est correcte : je retranche 100 (heures de cours en L1 et L2), je rajoute 100 (heures de travaux individuels), et le compte est bon. Mais c’est une perte sèche en termes d’encadrement et d’accompagnement des étudiants.

Les débuts de la formation universitaire sont très clairement sacrifiés, avec l’idée que les meilleurs étudiants survivront bien à cette 1ère année amputée (en plus d’être moins spécialisée) et qu’ils recevront l’essentiel de leur formation sur les 2 années suivantes (L2 et L3). Pour les autres, ceux qui n’ont pas déjà une bonne autonomie, de bonnes méthodes de travail, des bases très solides dans la discipline qu’ils ont choisie, une motivation forte, pour ces étudiants-là, advienne que pourra…

• Ces annonces passent très mal, la colère monte : Comment accepter pareilles coupes – de formations entières, de volumes horaires d’enseignement ? Comment accepter la réduction du choix proposé aux jeunes de la région – pour la musicologie, l’italien, le russe, le TAL, désolé mais vous irez voir ailleurs ? Comment accepter que le travail mené pendant 2 ans, en conformité avec le cahier des charges fixé par la Présidence, soit ainsi balayé d’un revers de main ? Comment accepter que la question de la “soutenabilité”, posée à plusieurs reprises et chaque fois renvoyée à plus tard, revienne ainsi saper de manière aussi brutale la réflexion sur les formations, sur leur attractivité, sur le développement de l’insertion professionnelle ? Comment accepter qu’une augmentation des coûts, parfaitement anticipable pendant toute la phase d’élaboration des maquettes, soit apparemment découverte en fin de course et remette tout en cause ?

L’information circule au sein des départements, entre les collègues, avec les étudiant.e.s. Les responsables de départements et de formations échangent sur la situation, décident d’écrire une lettre ouverte à la Présidence : cette lettre, signée par tous les départements de l’UFR ainsi que par le directeur de l’UFR, devient le support d’une pétition en ligne qui, en 1 semaine, recueille près de 6.000 signatures [voir le lien “Pétition” sur le site]. Le mouvement s’organise : assemblées générales (22 et 24 nov.) réunissant environ 500 personnes (étudiant.e.s, enseignant.e.s, personnels), diffusion de tracts pour informer la population bisontine, prise de contacts avec des élus et des personnalités concernées par la place de la Fac des Lettres dans la vie culturelle et économique de Besançon, prise de contact avec d’autres universités elles-mêmes confrontées à des restrictions budgétaires et à des politiques managériales en conflit avec la mission d’enseignement et de recherche assignée à l’université.

• Le CA du 22 novembre, après avoir reçu une délégation d’enseignant.e.s et d’étudiant.e.s, vote malgré tout la campagne d’emplois proposée par la Présidence : sur les 16 postes demandés par l’UFR SLHS (demandes de remplacement de collègues partis en mutation ou partant à la retraite, demandes de redéploiement ou de création de postes pour faire face à l’augmentation des effectifs étudiants), seulement 6 sont acceptés et donneront lieu à un recrutement pour 2017.

• Le 24 novembre, le Président revient sur la décision de fermer les 4 formations, mais reste inflexible sur l’enveloppe budgétaire. C’est donc l’ensemble des formations qu’il s’agit de défendre puisqu’elles sont toutes également menacées. La mobilisation continue, en vue du CA du 16 décembre, où sera voté le budget général et où se décidera les budgets alloués aux formations [voir article “Le budget qui va être présenté au CA du 16 déc.”].

Au-delà de cette échéance de la mi-décembre, les nouvelles qui parviennent d’autres universités en France laissent penser qu’il y a sans doute quelque chose à faire ensemble, à une autre échelle [voir article “Vers un mouvement national des universités”].

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2015 et 2016 :  deux ans d’un travail immense, chronophage, effectué sous la pression … pour quoi en définitive ? Pour s’apercevoir que des étudiants plus nombreux et une augmentation du volume horaire étudiant nécessitent un budget plus important ? Pour réaliser très concrètement les effets de l’autonomie des universités et du désengagement de l’Etat de l’enseignement supérieur ? Pour se rendre compte que chaque université, de son côté, est entrée dans une course à l’échalotte, dans laquelle la plupart ont tout à perdre : leur identité, leur lien avec le terrain, leur rôle d’acteur de proximité pour la formation de toute une classe d’âge. Pour voir les critères pédagogiques et humains céder le pas devant une logique managériale qui gouverne par les chiffres : à partir de combien d’étudiants supprime-t-on une “petite” filière, quel taux d’employabilité pour telle autre, combien d’économies réalisées en supprimant une partie de l’encadrement pour les étudiants entrant en Licence ?  Et pourtant, tel cours de méthodologie peut être indispensable pour donner à certains étudiants des clés qui leur manquent. Et pourtant, telle “petite” filière peut avoir un rôle crucial dans l’économie culturelle de la ville ou avoir développé un solide réseau à l’international, telle autre peut avoir un excellent taux de réussite aux concours de l’enseignement, garantissant aux étudiants qui suivent ces formations des débouchés dans un métier qu’ils ont choisi…

Bien sûr, le contexte général est à l’économie, les finances des universités sont précaires et les choix stratégiques peuvent impacter la santé financière – et donc la survie à terme – de l’établissement. C’est ce qui rend d’autant plus nécessaire une plus grande transparence dans les arbitrages faits par les Présidences de nos Universités, et une plus grande prise en compte du terrain : plus on éloigne les prises de décision du terrain et des acteurs qui sont en contact direct avec les étudiants, avec les partenaires socio-économico-culturels et avec les bassins d’emploi, plus les situations se résument à des tableaux de chiffres désincarnés, et plus les décisions ont de chances de ne pas être en phase avec la réalité et de susciter l’incompréhension et la colère.