Cliquer là.

Bien sûr, on croule sous les termes techniques, les chiffres et le jargon incompréhensible ! Mais, p. 6, le président affirme :

A partir du contexte exposé précédemment, les grands axes politiques retenus sont les suivants :

• Suite aux dialogues de gestion, j’ai souhaité limiter au maximum les impacts financiers sur la formation et la recherche. Les volumes 2016 sont donc reconduits en 2017.

• L’enveloppe globale des dotations des composantes est maintenue au même niveau, qu’il s’agisse de la part dite DGF (la répartition de cette enveloppe répond à des principes, présentés ci-après) ou de celle des heures complémentaires. Par contre dès que la nouvelle carte des formations sera connue, des calculs seront élaborés en prévision de la rentrée suivante. Des ajustements pourraient être faits dès 2017 au cas où l’ampleur des variations puisse avoir un impact sur cet exercice.
Ce maintien des dotations représentera un effort pour tous, dont il convient d’apprécier l’ampleur, au regard en particulier de l’augmentation des effectifs étudiants, très sensible dans certaines formations.
Cela pose plusieurs problèmes :
  • L’affirmation que les “volumes 2016 sont reconduits en 2017” est en contradiction avec les directives données aux directeurs de composantes.
  • La référence à l’augmentation des effectifs et à l’effort que cela représente entretient un doute : cette augmentation est-elle provisionnée ou doit-on composer avec les mêmes volumes horaires pour des effectifs en hausse ?
  • Si les volumes de 2016 sont reconduits en 2017, cela signifie qu’il n’y avait pas lieu de respecter ce qui était présenté comme une obligation légale : porter toutes les licences à 1500h en présentiel par étudiants et tous les masters à 750h alors que de nombreuses formations en SLHS étaient en-dessous de ces normes.

Autres points intéressants :

Pour correctement interpréter le tableau de la page 9 : 901 = SLHS,  902 = SJEPG, 903 = ST,  904 = SMP,  905 = Sport,  906 = STGI,  911 = IUT Besançon-Vesoul,  912 = IUT Belfort-Montbé,  918 = ESPE.

L’un des arguments de J. Bahi en effet est de dire que la DGF pour l’UFR SLHS a augmenté de 30%, c’est vrai, même 32,5 %, mais il faut voir les niveaux d’inégalités de départ et il faut rapporter ces dotations au nombre d’étudiants dans chaque composante pour comprendre pourquoi le sentiment de mépris ressenti en SLHS s’appuie bel et bien sur des données financières.

Si on rapporte la DGF au nombre d’étudiants pour chaque composante, l’UFR SLHS arrive en queue de peloton sans conteste : 119€/ étudiant.e alloués par an par l’université au titre de la DGF en SLHS, contre 122€ en SJEPG, 301€ en ST, 140 € en SMP, 492€ en Sport, 352€ en STGI, 410€ pour l’IUT Besançon-Vesoul, 381€ pour l’IUT Belfort-Montbéliard, et 447€ pour l’ESPE.

Cela ne veut pas dire qu’il faudrait déshabiller Paul pour habiller Jacques, mais bien que ces demandes de moyens remontent au ministère et que des niveaux décents d’encadrement (problème du gel des postes), d’accompagnement (problème des DGF) soient bien établis. Il est intéressant de comparer d’ailleurs tous ces chiffres de la DGF avec le coût pour l’université du GVT (glissement vieillesse technicité) non compensé par l’Etat. Quand on cumule depuis le passage aux RCE, c’est hallucinant (cf. p. 6).

Le reste du document est à analyser, toutes les contributions sont les bienvenues !