A regarder ici, comme si vous y étiez.

Lundi 12 décembre, il a fallu attendre la toute fin du conseil municipal de Besançon pour que soit abordée la question brûlante du moment, celle de l’université… (Bon, pour le petit monde politique bisontin, pour la presse locale, c’est l’insécurité et l’armement de la police municipale, le sujet brûlant…)

Au point de départ, il y a une motion des élus PS qui se transforme en adresse aux candidats à la présidentielle au sujet des moyens à accorder aux universités.

Fousseret (PS, maire) demande à Grosperrin (LR, sénateur mais pas maire) de voter la motion. Grosperrin dit oui mais il faut retirer le passage qui dit que la réduction du budget des universités découle du plan campus du gouvernement Fillon. “C’est vrai, hein !” lui rétorque Fousseret. “Mais, votre président n’a pas changé les choses. Il est en total prolongement et corrélation avec nous” lui répond Grosperrin du tac au tac.

Nous n’allons pas nous fâcher avec ces bonnes personnes : Messieurs Fousseret et Grosperrin, vous avez tous les deux raison ! Vous auriez même pu ajouter qu’avant le plan campus, il y a eu la stratégie de Lisbonne et le processus de Bologne impulsé notamment par un certain Jospin…

Le représentant de Fousseret au CA de l’université, M. Schauss, s’exprime pour dire que le conseil municipal “n’est pas le lieu pour discuter du nombre d’heures des composantes”. Et il ajoute qu’on peut “se féliciter que l’Université de Franche-Comté n’est pas en déficit”, reprenant ainsi des éléments de la communication présidentielle de l’UFC. M. Schauss ayant été nommé au CA par M. Bahi, il aurait été étonnant qu’un désaccord se fasse jour entre les deux.

Du coup, le soutien qui était demandé par l’université dans le conflit qui l’oppose à son président tombe totalement à plat. Une adresse aux candidats à la présidentielle, c’est bien joli mais ça ne mange pas de pain ! Le conseil municipal soutient l’université, il ne pouvait guère faire autrement mais, la conflictualité étant gommée, se soutien général et de principe ne sert à rien.